Auteur

Victor Hugo

Je ne sais plus mon nom, je m'appelle Patrie!
La chimère est aux rois, le peuple a l'idéal.
Je n'ai plus d'ennemis quand ils sont malheureux.
Jeanne alors, dans son coin noir - M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir, - Pleins de l'autorité des douces créatures: - - Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.
Quand donc serai-je roi?
Nous sommes trois chez vous; c'est trop de deux, Madame!
Charlemagne, pardon!
Charlemagne est ici. - Comment, sépulcre sombre, - Peux-tu sans éclater contenir si grande ombre?
Sire, le sang n'est pas une bonne rosée; - Nulle moisson ne vient sur la grève arrosée, - Et le peuple des rois évite le balcon - Quand aux dépens du Louvre on peuple Montfaucon.
C'est un homme infernal. - - Satan pourrait-il pas s'être fait cardinal?
Mais je remplacerai, moi, ton père et ta mère, - Oui, tous les deux! J'en prends l'engagement sans peur. - Ton père, j'ai mon bras, ta mère, j'ai mon coeur.
La Bible ressemble aux Pyramides, l'Iliade au Parthénon, Homère à Phidias. Dante au treizième siècle, c'est la dernière église romane; Shakespeare au seizième, la dernière cathédrale gothique.
Ce qu'il éprouvait échappe aux paroles; l'émotion est toujours neuve et le mot a toujours servi; de là l'impossibilité d'exprimer l'émotion.
L'homme qui lutte pour la justice et la vérité trouvera toujours le moyen d'accomplir son devoir tout entier. La toute-puissance du mal n'a jamais abouti qu'à des efforts inutiles. La pensée échappe toujours à qui tente de l'étouffer.
Jeune fille, l'amour, c'est d'abord un miroir - Où la femme coquette et belle aime à se voir.
L'amour est charmant, pur, et mortel. N'y crois pas! - Tel l'enfant, par un fleuve attiré pas à pas, - S'y mire, s'y lave et s'y noie.
L'amour, c'est le cri de l'aurore, - L'amour, c'est l'hymne de la nuit.
Le cerveau a la pensée, le coeur a l'amour, le ventre a la paternité et la maternité.
L'ombre à l'horreur s'accouple, et le mauvais au pire.
Que reste-t-il de la vie, excepté d'avoir aimé?
Rappelez-vous, señor, les derniers mots de la chanson: «Tu es blanche, et je suis noir; mais le jour a besoin de s'unir à la nuit pour enfanter l'aurore et le couchant, qui sont plus beaux que lui.»
On était perdu. Redoutable blocus que celui-ci: la mer montante. La marée croît insensiblement d'abord, puis violemment. Arrivée aux rochers, la colère la prend, elle écume.
Quand on s'aime, ce qui est exquis, ce sont les silences. Il se fait comme des amas d'amour, qui éclatent ensuite doucement.
Aimer, c'est avoir dans les mains - Un fil pour toutes les épreuves, - Un flambeau pour tous les chemins, - Une coupe pour tous les fleuves! - Aimer, c'est comprendre les cieux - C'est mettre, qu'on dorme ou qu'on veille, - Une lumière dans ses yeux.
Je vous aime de toute mon âme. Vous avez l'air jeune comme un enfant, et l'air sage comme une mère aussi je vous enveloppe de tous ces amours-là à la fois.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849