Auteur

Nicolas Boileau-Despréaux

J'appelle un chat un chat, et Rollet un fripon.
J'imite de Conrart le silence prudent.
Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales.
Il change à tous moments d'esprit comme de mode; - Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc: - Aujourd'hui dans un casque et demain dans un froc.
Si Bourdaloue un peu sévère - Nous dit: craignez la volupté, - Escobar, lui, dit-on, mon père, - Nous la permet pour la santé.
Du célèbre Boileau tu vois ici l'image, - «Quoi, c'est là, diras-tu, ce critique achevé? - D'où vient ce noir chagrin qu'on lit sur son visage? - C'est de se voir si mal gravé.»
De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air, - Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, - De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, - Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
Après cela, docteur, va pâlir sur la Bible.
La jeunesse en sa fleur brille sur son visage.
Il est de l'essence d'un bon Livre d'avoir des Censeurs: et la plus grande disgrâce qui puisse arriver à un Escrit qu'on met au jour, ce n'est pas que beaucoup de gens en disent du mal, c'est que personne n'en dise rien.
D'un trait de ce Poëme (la Satire) en bons mots si fertile, - Le François né malin forma le Vaudeville, - Agréable Indiscret, qui conduit par le chant, - Passe de bouche en bouche, et s'accroist en marchant.
Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant: - L'esprit rassasié le rejette à l'instant. - Qui ne sçait se borner ne sceut jamais écrire.
Avant qu'à nos erreurs le Ciel nous abandonne, - Profitons de l'instant que de grâce il nous donne. - Hastons-nous; le Temps fuit, et nous traîne avec soy. - Le moment où je parle est déjà loin de moy.
Jamais au Spectateur n'offrez rien d'incroyable. - Le Vrai peut quelquefois n'estre pas vraisemblable. - Une merveille absurde est pour moy sans appas. - L'esprit n'est point émû de ce qu'il ne croit pas.
Le temps qui change tout, change aussi nos humeurs. - Chaque Age a ses plaisir, son esprit, et ses moeurs.
... un ouvrage qui n'est point goûté par le public est un très méchant ouvrage.
C'est peu d'être poète, il faut être amoureux.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
Le vrai seul est beau, le vrai seul est aimable, il doit régner partout et même dans la fable.
Heureux qui, dans ses vers, sait d'une voix légère - Passer du grave au doux, du plaisant au sévère.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin - Est toujours, quoiqu'il fasse, un méchant écrivain.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer.
Chez nos dévots aïeux le théâtre abhorré - Fut longtemps dans la France un plaisir ignoré.
C'est avoir profité que de savoir s'y plaire.
Un vers se sent toujours des bassesses du coeur.

Œuvres de Nicolas Boileau-Despréaux

A Louis XIV qui lui montrait des poèmes qu'il venait d'écrire.Art poétiqueChanson A Boire I, Poésie de Nicolas BoileauDiscours au roiEpigramme sur Claude PerraultEpigrammes, 1687Epigrammes, Après la représentation d'Attila de Corneille.Epître IX à M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695)Epîtres (1669-1695), IIIEpîtres (1669-1695), IV, Au roiEpîtres (1669-1695), IXEpîtres (1669-1695), IX, A M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), IX, au marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), VEpîtres (1669-1695), V, A M. de GuilleraguesEpîtres (1669-1695), VIEpîtres (1669-1695), VII, A M. RacineEpîtres (1669-1695), VII, à M. Jean RacineEpîtres (1669-1695), VIII