Œuvre

Le lutrin (1673-1683)

La Mollesse, oppressée, - Dans sa bouche à ce mot sent sa langue glacée, - Et, lasse de parler, succombant sous l'effort, - Soupire, étend les bras, ferme l'oeil et s'endort.
Reprenez vos esprits et souvenez-vous bien - Qu'un dîner réchauffé ne valut jamais rien.
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots?
C'est là que le prélat, muni d'un déjeuner, - Dormant d'un léger somme, attendait le dîner.
La jeunesse en sa fleur brille sur son visage.
Je lis la Bible autant que l'Alcoran.
Ses chanoînes, vermeils et brillants de santé, - S'engraissaient d'une longue et sainte oisiveté.