Auteur

Louis Aragon

Elle s'extirpa de la cabine comme d'un mauvais lieu.
Que son aîné fût amoureux expliquait l'extravagance de sa conduite.
Evidemment, ils ne seraient pas très bien placés, mais au fond mieux vaut la mezzanine, c'est là que sont les fans.
Il avait toujours été un excellent élève. Bonnes notes en philo, en physique et chimie, en sciences naturelles, un peu faible pour les math et le dessin, c'est vrai.
Tu as faim, tu as faim? Le beau malheur. Tu n'es pas le seul, tu sais, en ce bas monde. Il y en a d'autres. Et qui te valent bien ! D'ailleurs, ce n'est pas une mauvaise chose que tu restes sur ta faim, un soir.
Carlotta n'avait en rien l'idée d'acheter, mais pendant qu'on lui faisait les ongles, autant regarder de jolies choses.
J'ai réinvente le passé pour dépasser ce présent aussitôt dévolu aussitôt révolu.
M. de Loménie de Méjouls aimait à se déculotter en public. Comme ça. C'était une plaisanterie de gamin qui avait fait long feu.
Alors à nouveau l'odeur de l'éther, les fils qu'on enlève à une appendicite.
Une fille de salle soulevait une poussière qui retombait sur les malades, sous prétexte de balayer.
Le linge était d'une finesse et d'une beauté que n'avait jamais soupçonnées Edmond.
Le boulanger cassait de temps en temps la gueule au receveur-buraliste qui flirtait avec sa femme.
C'est bien du bruit pour un seul mort, dit-il. On ne fait pas tant de foin que ça pour la vie humaine au Maroc.
Il l'avait reçu chez lui à dîner. Ils avaient dû en combiner des fourbis. Cet Hubert est un malin.
Celui qui croit pouvoir mesurer le temps avec les saisons - Est un vieillard déjà qui ne sait regarder qu'en arrière - On se perd à ces changements comme la roue et la poussière - Le feuillage à chaque printemps revient nous cacher l'horizon.
Pas vilaine, cette jeunesse. Il était très sensible à la fraîcheur, lui dont le teint était vilainement brouillé.
L'accueil était plutôt frisquet.
O frontaliers ô frontaliers vos nostalgies - Comme les canaux vont vers la terre étrangère - La France ici finit naît la Belgique - Un ciel ne change pas où les drapeaux changèrent.
Le chat siamois bondit silencieusement et se frotta contre l'un des pieds nus.
Ces fugues sont fréquentes. Ca se termine classiquement par une rentrée au bercail, l'oreille basse. La police arrive d'ailleurs toujours à retrouver les gens.
Le soir tombant sur les gagnages - Verra le labeur accompli.
Car j'imite. Plusieurs personnes s'en sont scandalisées. La prétention de ne pas imiter ne va pas sans tartuferie, et camoufle mal le mauvais ouvrier. Tout le monde imite. Tout le monde ne le dit pas.
Nous sommes, dit-il, résolument contre tout ce qui peut mener à la guerre, contre l'aggravation de ce qu'on appelle d'une façon sinistre l'impôt du sang.
Elle n'avait presque pas de hanches, et pour ses dix-sept ans une poitrine insolente, comme ces fruits qui vont faire éclater leur enveloppe.
L'avenir de l'homme est la femme - \r\nElle est la couleur de son âme - \r\nElle est sa rumeur et son bruit - \r\nEt sans elle il n'est qu'un blasphème - \r\nIl n'est qu'un noyau sans le fruit - \r\nSa bouche souffle un vent sauvage - \r\nSa vie appartient aux ravages - \r\nEt sa propre main le détruit.

Œuvres de Louis Aragon

Aimer à perdre la raison (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Anicet ou le Panorama (1921)Art poétiqueAurélien (1945)Blanche ou l'OubliBlanche ou l'Oubli (1967)Bulletin Dada n° 6, matinée du 5 février 1920C'est si peu dire que je t'aime (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Cantique à Elsa (1942)Chanson du siège de La RochelleChronique du bel cantoDans Le Monde, 13 septembre 1967.Dans Le Temps immobile, Tome VI de Claude Mauriac.ElsaEn français dans le texteEst-ce ainsi que les hommes viventFeu de joie (1919)Feu de joie (1919), SecousseHourra l'OuralIl n'y a pas d'amour heureux (1943)