Pourquoi celui qu'on appelle contremaître est-il toujours d'accord avec le maître.
Auteur
Jean-Louis Fournier
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Nul n'est censé ignorer la joie.
Les malheurs, ça vient toujours du ciel. C'est peut-être pour ça qu'on les appelle des tuiles.
J'ai une hostie collée au palais. Je n'ose pas bouger la langue, je n'ose pas remuer les mâchoires, parce que si je mords dedans, il paraît que ça va saigner. Je ne peux pas me servir de mon doigt pour la décoller, c'est interdit, c'est un péché mortel.
Chaque seconde sur Terre, une femme met un enfant au monde. ... Il faut absolument la retrouver et lui dire qu'elle arrête, a ajouté l'humoriste.
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses.
J'aurais bien aimé être instituteur, apprendre des choses aux enfants sans les ennuyer. J'ai fait pour les enfants des dessins animés que les miens n'ont pas vus, des livres qu'ils n'ont pas lus.
Si les enfants ont besoin d'être fiers de leur père, peut-être que les pères, pour se rassurer, ont besoin de l'admiration de leurs enfants.
De toute façon, on dit toujours «un beau bébé». Un bébé n'a pas le droit d'être laid, en tout cas, on n'a pas le droit de le dire.
Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père.
Mon arrière-grand-père est mort, mon grand-père est mort, mon père est mort... Je crains que ce soit héréditaire.
Moins on a de souffle, plus on a de bougies à souffler. Soupire le centenaire.
Vous savez comment on s'aperçoit qu'on est vieux? Quand, même bronzé, on reste moche.
Vous savez comment on appelle le curriculum vitae d'un vieux? Des archives.
Avant, je brûlais ma vie à feu vif. Maintenant, je laisse mijoter, à feux doux. C'est plus long, mais c'est meilleur.
Tu as été ma plus belle qualité, j'espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.
Je n'oublie pas le bruit que tu faisais en ouvrant le rideau de la chambre après la sieste. Je l'ai ouvert ce matin, il a fait du bruit mais pas le même qu'avant. Je ne vais plus l'ouvrir je vais rester dans l'ombre.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
Elle n'aimait pas parler d'elle, encore moins qu'on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu'elle est partie.
Je n'ai pas de photos de toi, j'ai de la mémoire. Je n'aime pas prendre des photos des gens qui me sont proches, je pense à la douleur que j'aurai à les regarder quand ils ne seront plus là.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sur. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Les vivants ne sont qu'à un endroit à la fois, les morts sont partout.
En pauvre, chambre d'amis se dit canapé convertible.
En pauvre, invitation se dit convocation.
Œuvres de Jean-Louis Fournier
Ca m'agace (2012)Grammaire française et impertinenteHistoires pour distraire ma psy (2007)Il a jamais tué personne mon papa (1999)J'irai pas en enfer (2001)La Servante du Seigneur (2013)Le Petit Meaulnes (2003)Les mots des riches, les mots des pauvres (2004)Mon dernier cheveu noir (2006)Mouchons nos morveux (2002)Où on va, papa ? (2008)Où on va, papa ? (2008)Où on va, papa? (2008)Poète et paysan (2010)Trop (2014)Veuf (2011)