Offenbach, musicien de génie. Tout est inventé, neuf, aérien, inimitable.
Narcisse s'aima. Pour ce crime les Dieux le changèrent en fleur. Cette fleur donne la migraine et son oignon ne fait même pas pleurer.
Les miroirs sont les portes par lesquelles la mort vient et va.
Les polissons l'emportent toujours sur les forts en thème, pour peu qu'une circonstance empêche ces derniers de suivre aveuglément le plan qu'ils se sont fait.
Lunettes noires et mélancolie éteignent les couleurs du monde. Mais, au travers, le soleil et la mort se peuvent regarder fixement.
Les rêves sont la littérature du sommeil. Même les plus étranges composent avec des souvenirs. Le meilleur d'un rêve s'évapore le matin. Il reste le sentiment d'un volume, le fantôme d'une péripétie, le souvenir d'un souvenir.
L'homme qui dort et ne rêve pas, ou rêve trop profondément pour se souvenir de ses rêves, m'émeut beaucoup.
Sur certaines femmes les plus belles perles deviennent fausses. Par contre sur d'autres, les perles fausses paraissent véritables.
Il roulait civils et militaires, tant il est vrai que, même fausse, la vérité sort de la bouche des enfants.
Ces vols n'avaient que le vol pour mobile. Il ne s'y mêlait ni lucre ni goût du fruit défendu. Il suffisait de mourir de peur. Les enfants sortaient des magasins où ils entraient avec l'oncle, les poches pleines d'objets sans valeur.
On peut voler à tout âge; - Le cirque est un cerf-volant. - Sur ses toiles, sur ses cordages, - Volent les voleurs d'enfants. - - Volés, voleurs ont des ailes - La nuit derrière les talus, - Où les clameurs maternelles - Ne s'entendent même plus.
Les dieux ont voulu, pour le fonctionnement de leur machine infernale, que toutes les malchances surgissent sous le déguisement de la chance.
Ils dorment debout, et, malgré quelque signe d'intelligence et de politesse du destin, le sommeil les empêchera de voir la trappe qui se ferme sur eux pour toujours.
Plus on est avide, plus il est indispensable de reculer coûte que coûte les bornes du merveilleux.
Qu'il est laid le bonheur qu'on veut, - Qu'il est beau le malheur qu'on a.
Si tu te rases le crâne, ne garde pas une mèche pour le dimanche.
Un musée est une morgue. La seule chance de s'émouvoir est d'y reconnaître un ami. Un ami derrière le cadavre.
La vie des formes n'a rien à voir avec les formes de la vie.
Célébrité : je me représente un buste avec des jambes pour courir partout.
Le style n'est pas une danse, c'est une démarche.
L'art est une sorte de scandale, un exhibitionnisme dont la seule excuse est qu'il s'exerce chez les aveugles.
Un homme ne peut être admiré sans être cru.
Avouez, avouez, c'est encore le seul système de défense qui tienne debout.
Dans mes souliers il y a ton coeur, ton corps, ton âme, la joie de vivre et de travailler ensemble. Un objet serait le cadeau utile que je réprouve. Du superflu. Je ne regarderais que les mains qui le donnent.
Le poète est exact. La poésie est exactitude. Depuis Baudelaire, le public a, peu à peu, compris que la poésie était un des moyens les plus insolents de dire la vérité.
Œuvres de Jean Cocteau
A François Mauriac.A Madame A. MauroisA propos de Brigitte Bardot.Allégories (1941)AntigoneAntigone (1922)Antigone, PostfaceCoupures de Presse, Secrets de beautéDiscours d'Oxford (1956)Discours de réception à l'Académie françaiseDiscours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955Discours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955.Discours de réception à l'Académie française.Discours du grand sommeil, Adieu aux fusiliers marinsDiscours du grand sommeil, prologue, 4Du cinématographeDémarche d'un poèteEntretiens sur le cinématographeEssai de critique indirecteEssai de critique indirecte (1932)