Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue, tu dis que tu aimes les chiens et tu leur mets une laisse, tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage, tu dis que tu m'aimes alors moi j'ai peur.
De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire.
La beauté agit même sur ceux qui ne la constatent pas.
Le style est une façon très simple de dire des choses compliquées.
A force de plaisirs notre bonheur s'abîme.
A l'impossible je suis tenu.
Aller vite lentement.
C'est ... cette manière d'épauler, de viser, de tirer vite et juste, que je nomme le style.
Car la jeunesse sait ce qu'elle ne veut pas avant de savoir ce qu'elle veut.
Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi.
Charles Trenet est un feu de paille qui se change en feu de joie qui dure.
Courir plus vite que la beauté.
De notre naissance à notre mort, nous sommes un cortège d'autres qui sont reliés par un fil ténu.
Dès qu'un poète se réveille, il est idiot. Je veux dire intelligent.
Écrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture.
Il était victime des pénombres où les sens rencontrent le coeur.
Il faut être un homme vivant et un artiste posthume.
Il faut faire aujourd'hui ce que tout le monde fera demain.
Il n'existe que deux manières de gagner la partie: jouer coeur ou tricher.
Je me reproche d'avoir dit trop de choses à dire et pas assez de choses à ne pas dire.
Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité.
Je voudrais que l'intelligence fût reprise au démon et rendue à Dieu.
L'avenir n'apartient à personne. Il n'y a pas de précurseurs, il n'existe que des retardataires.
L'extrême limite de la sagesse, voilà ce que le public baptise folie.
L'histoire est du vrai qui se déforme, la légende du faux qui s'incarne.
Œuvres de Jean Cocteau
A François Mauriac.A Madame A. MauroisA propos de Brigitte Bardot.Allégories (1941)AntigoneAntigone (1922)Antigone, PostfaceCoupures de Presse, Secrets de beautéDiscours d'Oxford (1956)Discours de réception à l'Académie françaiseDiscours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955Discours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955.Discours de réception à l'Académie française.Discours du grand sommeil, Adieu aux fusiliers marinsDiscours du grand sommeil, prologue, 4Du cinématographeDémarche d'un poèteEntretiens sur le cinématographeEssai de critique indirecteEssai de critique indirecte (1932)