Elle aurait voulu ne plus vivre, ou continuellement dormir.
Auteur
Gustave Flaubert
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Le dernier refuge, la suprême consolation, c'est de savoir qu'on appartient au Cosmos, qu'on fait partie de l'ordre.
Puissance des mots, ignorance française. - Après la perte du Canada, on dit : que nous font quelques arpents de neige ? Ils étaient peuplés de 2 millions d'habitants et produisaient par an 500 millions !
Quel est l'imbécile qui a dit ceci : Il y a quelqu'un qui a plus d'esprit que Voltaire, c'est tout le monde ? - Pas du tout ! il y a quelqu'un de plus bête qu'un idiot, c'est tout le monde.
Il y a des gens qui peignent l'infini en bleu, d'autres en noir.
L'idée commune que l'humanité se fait de Dieu ne dépasse point celle d'un monarque oriental entouré de sa cour ; la pensée religieuse est donc en retard de plusieurs siècles, nous sommes toujours à brouter l'herbe, malgré les ballons.
Le goût est comme la voix, souvent il perd en justesse et en ductilité ce qu'il gagne en hauteur.
Celui qui ne dit pas de mal des femmes ne les aime point, puisque la manière la plus profonde de sentir quelque chose est d'en souffrir.
Quand le goût se raffine, il se pervertit, comme les femmes qui, trop aimables, deviennent coquettes et pires.
Ce qu'elle a produit, la Philosophie ? rien du tout ; elle a fait grandir Dieu de siècle en siècle.
Le changement continuel des loyers est une des marques de l'inconsistance moderne, du trouble foncier où l'on vit ; la vie n'est posée nulle part.
Vous ferez comprendre plus facilement la géométrie à une huître qu'une idée aux trois quarts des gens de ma connaissance.
Il n'y a pas d'idée vraie dont l'idée contraire ne soit également vraie : c'est qu'elle ne la contredit peut-être pas, mais lui fait simplement parallèle.
En attendant, je vais me mettre à écrire la légende de Saint Julien l'Hospitalier, uniquement pour m'occuper à quelque chose, pour voir si je peux faire encore une phrase, ce dont je doute. Ce sera très court, une trentaine de pages peut-être.
Pharisiens, hypocrites, sépulcres blanchis, race de vipères !
Comment n'avait-elle pas saisi ce bonheur là, quand il se présentait ! Pour ne l'avoir pas retenu à deux mains, à deux genoux, quand il voulait s'enfuir ?
On chantait, on s'agenouillait, on se relevait, cela n'en finissait pas !
J'aurais pu être attaché à la colonne près de la tienne, face à face, sous tes yeux, répondant à tes cris par mes soupirs et nos douleurs se seraient confondues, nos âmes se seraient mêlées.
Vous profitez impudemment de ma détresse, monsieur Je suis à plaindre, mais pas à vendre.
A l'horloge d'une église, une heure sonna, lentement, pareille à une voix qui l'eût appelé.
Pourquoi déclamer contre les passions ? Ne sont elles pas la seule belles choses qu'il y ai sur la terre, la source de l'héroïsme, de l'enthousiasme, de la poésie, de la musique, des arts, de tout enfin ?
L'irrévérence est parallèle à l'esprit de critique, la ruse à la circonspection.
L'art est la recherche de l'inutile il est dans la spéculation ce qu'est l'héroïsme dans la morale.
La foule marchait lentement. Il y avait des groupes d'hommes causant au milieu du trottoir et des femmes passaient, avec une mollesse dans les yeux et ce teint de camélia que donne aux chairs féminines la lassitude des grandes chaleurs.
Vous est-il arrivé parfois, de rencontrer dans un livre une idée vague que l'on a eue, quelque image obscurcie qui revient de loin, et comme l'exposition entière de votre sentiment le plus délié ?
Œuvres de Gustave Flaubert
AgoniesBouvard et Pécuchet (1881)Bouvard et Pécuchet (1881), XCarnetsCorrespondanceCorrespondance (1830-1851)Correspondance (1887-1893)Correspondance (à propos de Madame Bovary).Correspondance 1859-1860Correspondance I, A Alfred Le Poittevin, 2 avril 1845Correspondance I, A Emmanuel Vasse de Saint-Ouen, 4 juin 1846Correspondance I, A Louise Colet, 15 août 1846Correspondance I, A Louise Colet, 15 février 1847Correspondance I, A Louise Colet, 17 septembre 1846Correspondance I, A Louise Colet, 20 décembre 1846Correspondance I, A Louise Colet, octobre 1847Correspondance I, à Louise Colet, 12 août 1846Correspondance I, à Louise Colet, 30 janvier 1847Correspondance à George Sand (1871)Correspondance à George Sand, 1866.