Œuvre
La Tentation de Saint Antoine (1874)
Denys l'Alexandrin reçut du Ciel l'ordre de lire tous les livres.
La vue est bornée à droite et à gauche par l'enceinte des roches.
D'Acharamoth sortit le Démiurge, fabricateur des mondes, des cieux et du Diable.
J'ai distribué aux pauvres et à ma famille tout mon bien, sans retenir une obole.
Les battants des portes éclatent. Des pans de murs s'écroulent. Des architraves tombent.
Pour que la matière est tant de pouvoir, il faut qu'elle contienne un esprit.
Ah! misère de moi! est-ce que ça ne finira pas! Mais la mort vaudrait mieux!
Qu'avait-il besoin du baptême s'il était le Verbe? Comment le Diable pouvait-il le tenter, lui, Dieu?
Le monde est l'oeuvre d'un Dieu en délire.
Pharisiens, hypocrites, sépulcres blanchis, race de vipères !
J'aurais pu être attaché à la colonne près de la tienne, face à face, sous tes yeux, répondant à tes cris par mes soupirs et nos douleurs se seraient confondues, nos âmes se seraient mêlées.
Par une concentration plus forte, j'aurai des poèmes sublimes, des monuments éternels et toute la matière sera pénétrée des vibrations de ma cithare !
Quand l'ambroisie défaille, les Immortels s'en vont !
La femme est un produit de l'homme. Dieu a créé la femelle, et l'homme a fait la femme elle est le résultat de la civilisation, une oeuvre factice.