Si la civilisation n'est pas dans le coeur de l'homme, eh bien! elle n'est nulle part.
Auteur
Georges Duhamel
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Puisque je vais porter un sort, le mien, - Puisque je vais tenter mes forces, ma mesure, - Et jouer ce rôle qui m'appartient, - Que l'énergie me soit donnée, avec l'amour!
- Nous sommes parfaitement d'accord, répondit le vieil homme en élevant avec force les sourcils au-dessus de son binocle de magister, de son binocle à l'ancienne mode.
Avec la moitié de Hugo, les Allemands auraient fait trois Goethe.
La fiscalité moderne offre tous les caractères d'un expédient et produit tous les caractères d'un attentat.
Le Christ a parlé comme si le Monde n'était composé que de bons et de méchants; il a oublié les imbéciles.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. - La vie ne salit que les âmes basses!
La nuit! Elle est si noire et si profonde, qu'elle ne finira jamais. Inconcevable éternité!
Je n'ai jamais trompé ma femme. Aucun mérite: je l'aime.
Le vin est l'emblème de la civilisation... j'entends que durant le repas, on ne parle que des vins et des breuvages.
L'avenir du vin est entre les mains des architectes.
L'ivresse des mots, plus redoutable que celle du vin.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
Un peuple est grand quand il produit de grands hommes.
J'aime beaucoup les personnages qui font des fortunes immenses. C'est drôle, mais ça me fait plaisir comme s'il s'agissait de moi.
La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie.
On ne peut quand même pas l'abandonner dans cette situation tragique.
Si tu n'as jamais respiré la fauve et fade odeur de l'abattoir ... ô mon ami, tu ne connais pas toutes les tristesses du monde.
Les acacias balançaient à la face des nues leur opulent plumage doré.
Le jeune homme gémissait ... «Acceptez-moi, aimez-moi, et je deviendrai un grand poète».
Je veux apprendre - c'est-à-dire prendre, saisir - je veux m'accroître, peut-être parce que j'appartiens à une famille en pleinne poussée de sève ...
Mais le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
En ce temps-là qui n'est pas fort lointain, on ne disait pas encore «les affaires» avec l'accent spécial qu'on y met aujourd'hui. On disait, de façon plus modeste et plus précise, «le commerce».
Il était assis ou plutôt affalé dans un fauteuil, les bras pendants, les jambes mortes.
Œuvres de Georges Duhamel
Chronique des Pasquier (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945), IntroductionChronique des Pasquier: III. Vue de la Terre promise (1933-1945)Chronique des Pasquier: IX. Suzanne et les jeunes hommes (1933-1945)Chronique des Pasquier: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VII. Cécile parmi nous (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: X. La passion de Joseph Pasquier (1933-1945)Chronique des saisons amères (1944)Civilisation française (1944)Cri des profondeurs (1951)Discours aux nuagesDiscours aux nuagesDéfense des lettres (1937)Défense des lettres (1937), IV