Pour moi, le bonheur est d'abord d'être bien.
Œuvre
Interview.
Je ne suis le porte-drapeau de personne... - Ecrire est une entreprise tellement solitaire...
Vous savez, sur ce chapître des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
Cet instinct qui fait à l'enfance découvrir tant de merveilles que nous maquillons ensuite en leur mettant des rides, que nous affublons de notre propre vieillesse!...
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. - La vie ne salit que les âmes basses!
Le quiproquo!... Mais est-ce bien cela: «qui proquo!». Je pense que le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
Le bonheur parfait selon vous? - - Le cul bien sur la selle de mon andalou, le nez au vent dans la fraîcheur du matin, avec les Pyrénées enneigées au loin. Et mon labrador qui, lui, sourit, la langue pendante.
Que possédez-vous de plus cher? - - Ce que j'ai de plus cher, je ne le possède pas. En l'occurrence, Monique, ma femme, Frédérique, ma fille. Et mes petits-enfants, Deborah et Samuel.
Qu'avez-vous réussi le mieux dans votre vie? - - Depuis quarante-trois ans, mon mariage!
Et s'il existe, qu'aimeriez-vous que Dieu vous dise? - - Votre famille et vos amis se réjouissent de vous retrouver!
Je ne juge pas. J'essaie d'être. Il y a une grande part d'inconscient dans tout cela: on se dévoile soi-même à travers quelqu'un d'autre. Voilà pourquoi jouer pour devenir une star est imbécile.
L'usage, c'est-à-dire une langue qui vit, quand elle est illustrée par des citations empruntées aux grands écrivains, a une autorité souveraine; on peut dire que l'usage a toujours raison, même quand il a tort.
Le chagrin d'être cancre relève du chagrin d'amour. Le cancre a le sentiment d'être profondément inutile, donc indigne d'amour.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.