On peut s'attacher à certains détails de la vie pour leur seule beauté.
On s’engage un jour dans un chemin qui fait de vous une certaine femme. Un autre chemin vous aurait conduite ailleurs et aurait fait de vous une tout autre femme. Elle croyait avoir oublié – ou du moins, presque oublié – que la vie aurait pu être différente. Dieu seul sait les efforts qu’elle avait faits en ce sens.
On s’engage un jour dans un chemin qui fait de vous une certaine femme. Un autre chemin vous aurait conduite ailleurs et aurait fait de vous une tout autre femme.
La terre est la clé de la fortune, savez-vous, tant que vous en avez la complète et libre propriété. Sa valeur peut baisser à un moment, mais elle remonte toujours ensuite. Ce pays est en pleine croissance, et si vous parvenez à vous accrocher à la terre, la fortune est à vous !
Quelle merveille si les femmes pouvaient un jour étudier et être instruites de ces mystères de l’univers ! Il paraît même que dans une contrée lointaine du pays, la femme d’un rabbin dirige une école de filles. Là, on apprend très certainement la vérité sur les étoiles et aussi à parler d’autres langues et bien d’autres choses encore. Mais une telle école est réservée aux gens fortunés. Et, de toute façon, à quoi servirait un tel savoir ici, au village !
Il est des choses voulues par le destin et contre lesquelles on ne peut rien.
Quand on ne voyage plus, on ne voit plus ce qui se passe ailleurs, alors on se replie complètement sur soi-même et on devient… eh bien, fanatique.
Les gens riches aiment faire des cadeaux, voilà tout. Une façon de se donner de l’importance.
C’est à la femme de faire des concessions pour que la paix règne dans le ménage.
Les hommes sont toujours très faibles avec leurs filles.
Chaque homme sait où se situe le bien et il sait aussi lorsqu’il a agi malhonnêtement ou injustement. Il ne peut prétendre l’ignorer. Si tu es honnête, la vie te récompensera.
L’amour, ça ne tombe pas du ciel. C’est comme une plante, ça se développe. Les histoires d’amour à l’eau de rose, c’est bon pour le cinéma.
L’amour, ça ne tombe pas du ciel. C’est comme une plante, ça se développe.
Les histoires d’amour à l’eau de rose, c’est bon pour le cinéma.
La contradiction et la tromperie sont l’apanage de l’humanité. On n’a qu’à regarder autour de soi pour en être persuadé.
Les Suisses se plaignent des réfugiés. « Si nous continuons à laisser entrer ces gens chez nous, nous n’aurons bientôt plus de quoi manger. » Comme s’il s’agissait de millions de gens ! C’est loin d’être le cas ! Quelle réaction honteuse !
Quand on est seul au monde, qu’on n’a personne du tout, on se sent affreusement mal. C’est comme une maladie.
Un invité devait se rendre agréable en échange de l’hospitalité qu’on lui offrait.
J’aime mieux être poire que d’avoir une pierre à la place du cœur, ou même pas de cœur du tout.
Chacun est libre d’aimer ce qui lui plaît. On ne peut obliger personne à se conformer aux goûts des autres.
De nos jours, les gens qui fabriquent de nouveaux produits ou en inventent gagnent rarement autant d’argent que ceux qui les vendent !
Mais les épreuves ne font peut-être que renforcer les liens de deux personnes qui s’aiment ? À deux on s’en sort toujours.
C'est lorsqu'on est confronté à la réalité de l'Autre dans ses petites exigences qu'on découvre à quel point il est difficile de cerner celles et ceux qui vivent à nos côtés sous la lumière du soleil et le regard des étoiles...
Nul besoin de « connaître » quelqu’un pour l’apprécier. Vous savez, parfois on entre dans une pièce remplie d’inconnu et brusquement, au milieu de la foule, on aperçoit un visage et il se passe quelque chose.
Quand on se retourne ou qu’on fait halte un instant pour regarder le chemin parcouru, lors d’un voyage comme sur le chemin d’une vie, on peut identifier le carrefour, dans le moment clef où la route s’est brusquement mise à bifurquer, entraînant à son insu le voyageur dans une direction inattendue.
Œuvres de Belva Plain