Auteur

Aurélie Valognes

Malgré son amour pour la bonne nourriture, Rose était prête à devenir vegan sur-le-champ si cela permettait de faire disparaître la bêtise humaine de la surface de la planète. Mais il semblerait que la connerie était plus contagieuse que la solidarité
La jeune femme si fit la réflexion qu'on devrait toujours commencer par lire les dernières phrases d'un message. Ce sont toujours elles qui parlent avec le coeur et expriment vraiment ce que l'on n'ose pas dire dès le début. En fin de lettre, il y a cette urgence qui trahit la peur de manquer de place et incite à enfin dire ce qu'il y a de plus important.
Elle s'était toujours montrée trop sage, trop bien élevée – Colette aurait dit invisible et transparente –, cette jeune mère s'était embourbée dans une vie médiocre, et tout le monde l'enjambait gaiement, sans la considérer. Oubliée de tous, sur le bord du chemin.
Ceux que tu aimes le plus vont et viennent, repartent et reviennent. En prenant un bout de ton coeur à chaque fois. Mais tu ne vas pas te priver d'aimer de peur de devoir souffrir un peu ? Tout ce bonheur ne vaut-il pas un petit pincement au coeur?
Entre eux, de toute façon, c'est plus fort qu'une histoire d'amour. C'est une histoire de vie, une tranche épaisse et généreuse d'amitié, débordante de crème et de beurre, où l'amour, celui qui finit mal en général, n'a pas sa place. Entre eux, rien ne finira jamais.
Une vraie famille, c'est aussi quand on se sent à l'aise même sans rien se dire, sans rien faire de particulier. Ensemble, tout simplement.
Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d'épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste.
Lucette n'a pas beaucoup de sous, les repas sont simples, mais riches d'amour. Cela doit être ça, le secret des recettes de grand-mères.
Nous faisons tous des erreurs, parce que nous sommes humains. Certaines ont des conséquences plus graves que d'autres, certaines ont des répercussions sur autrui.
On ne choisit pas les surprises de la vie, mon petit. On fait avec, et souvent, c'est pour le meilleur.
Si l'on continue d'éduquer les fillettes ainsi, on fabrique une nouvelle génération d'inégalité, avec la ménagère d'un côté, et M. Tout-puissant de l'autre.
Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer que l'on fait de la place aux autres.
C'est aussi ça la transmission des valeurs. L'héritage. Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures ?
Socrate disait : Connais-toi toi-même. Très peu de gens savent qu'il ajoutait ensuite : Rien de trop. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il faut revenir à l'essentiel.
On a tous à gagner à se défaire de notre vie d'avant...
Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que devoir mourir, c'est du gâchis. Regarde-moi, par exemple. Toute cette expérience accumulée, pourquoi, en fin de compte ? On ne dit pas qu'un vieux qui brûle, c'est une bibliothèque qui meurt ?
Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer qu'on fait de la place aux autres.
La vie est mal foutue. A 35 ans on n'a le temps pour rien. A 65 ans, on a le temps, mais rien à faire !
Ce n'est pas que nous apprenons des choses en passant à la retraite, c'est la retraite qui nous apprend des choses sur nous.
Les enfants sont plus philosophes que nous. Ils trouvent tous seuls les petits plaisirs de la vie. C'est un don que l'on perd en grandissant.
La retraite, c'est le moment idéal pour tout réapprendre, ou apprendre, ajouta-t-elle, lourdement, à l'attention de son fils, qui inspectait le frigo.
L'amitié c'était décidément comme l'amour : savoir évoluer ensemble dans la même direction.
Et puis, physiquement, comme disaient les Inconnus, c'est devenu plus Robert que Redford.
Quand on est plus de 7 milliards sur terre, chaque geste de chacun compte. Il n'est jamais trop tard pour commencer.
Paul Valéry avait raison : « un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ».

Œuvres de Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chanceEn voiture, Simone !La cerise sur le gâteauMinute, papillon !Mémé dans les orties