La jeune femme si fit la réflexion qu'on devrait toujours commencer par lire les dernières phrases d'un message. Ce sont toujours elles qui parlent avec le coeur et expriment vraiment ce que l'on n'ose pas dire dès le début. En fin de lettre, il y a cette urgence qui trahit la peur de manquer de place et incite à enfin dire ce qu'il y a de plus important.

À lire aussi de Aurélie Valognes

On dit qu'on devient adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour.
Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d'épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste.
Vieillir, c'est voir mourir les autres.
Ceux que tu aimes le plus vont et viennent, repartent et reviennent. En prenant un bout de ton coeur à chaque fois. Mais tu ne vas pas te priver d'aimer de peur de devoir souffrir un peu ? Tout ce bonheur ne vaut-il pas un petit pincement au coeur?
Elle savait qu'elle aurait mieux fait de s'économiser en sentiments, de ne pas s'investir, de garder ses distances. Mais comment résister face à ce petit corps chaud contre son coeur ou à son odeur de lait ? Est-ce vivre de se retenir de donner, de s'émouvoir, de rire.
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Dans la même œuvre

Parfois, à ne pas savoir, on s'imagine bien pire que la réalité.
Elle savait qu'elle aurait mieux fait de s'économiser en sentiments, de ne pas s'investir, de garder ses distances. Mais comment résister face à ce petit corps chaud contre son coeur ou à son odeur de lait ? Est-ce vivre de se retenir de donner, de s'émouvoir, de rire.
Le monde est peut être moins laid au petit matin
Il y a quelques jours, mon grand Jules de quatre ans et demi, m'a montré son nombril et m'a demandé si moi j'en avais un. Il était intrigué sur son utilité. Je m'apprêtais à lui répondre de manière très terre à terre quand il m'a semblé plus beau de simplement lui dire : pour que tu gardes une trace de ta maman, toujours avec toi, même quand elle n'est pas là.
À force de s'occuper des autres, on finit par s'oublier soi-même.