On a tous à gagner à se défaire de notre vie d'avant...
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Vieillir, c'est voir mourir les autres.
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Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer qu'on fait de la place aux autres.
Le monde est peut être moins laid au petit matin
Phase un : la séduction de la belle-famille, systématiquement accompagnée de remises en question personnelles très fortes. Un peu comme un chiot au chenil qui veut être choisi et fait la moue la plus attendrissante possible.
Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d'épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste.
Dans la même œuvre
On dit qu'on devient adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour.
En somme, Ferdinand est économe, surtout en sentiment. Mais la seule pour qui il n'a jamais compté, la seule qu'il aime, la seule qui ne l'a jamais abandonné, c'est Daisy. Sa chienne. La plus belle, la plus douce, la plus fidèle. Avec elle, tout est plus simple. Pas de fourberie. Pas de contrainte. Pas de chantage affectif. Pas besoin de distiller au compte-gouttes de gentilles attentions ou encore des mots doux.
On dit qu'on adulte quand on prend conscience qu'on doit mourir un jour. Pour moi, ça a été à six ans, à l'âge où l'on apprend à lire et à compter les personnes qui manquent.
Si la jeunesse est un état d'esprit, une curiosité sur le monde qui change, une envie constante d'apprendre, Ferdinand est sûrement plus âgé qu'une tortue de mer. Béatrice lui a parlé de trucs de l'Internet, dont il n'a rien compris. De toute façon à quoi ça sert d'essayer. À son âge, apprendre, ce n'est plus rentable !
La vie lui semble si douce tout d'un coup, de ces moments où l'on se dit que l'on ferait bien une pause ici, que l'on arrêterait le marque-page de sa vie à cet instant précis.