On a tous à gagner à se défaire de notre vie d'avant...

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Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d'épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste.
Elle s'était toujours montrée trop sage, trop bien élevée – Colette aurait dit invisible et transparente –, cette jeune mère s'était embourbée dans une vie médiocre, et tout le monde l'enjambait gaiement, sans la considérer. Oubliée de tous, sur le bord du chemin.
La vie lui semble si douce tout d'un coup, de ces moments où l'on se dit que l'on ferait bien une pause ici, que l'on arrêterait le marque-page de sa vie à cet instant précis.
Si la jeunesse est un état d'esprit, une curiosité sur le monde qui change, une envie constante d'apprendre, Ferdinand est sûrement plus âgé qu'une tortue de mer. Béatrice lui a parlé de trucs de l'Internet, dont il n'a rien compris. De toute façon à quoi ça sert d'essayer. À son âge, apprendre, ce n'est plus rentable !
À force de s'occuper des autres, on finit par s'oublier soi-même.
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Dans la même œuvre

Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer que l'on fait de la place aux autres.
C'est aussi ça la transmission des valeurs. L'héritage. Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures ?
Socrate disait : Connais-toi toi-même. Très peu de gens savent qu'il ajoutait ensuite : Rien de trop. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il faut revenir à l'essentiel.
Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que devoir mourir, c'est du gâchis. Regarde-moi, par exemple. Toute cette expérience accumulée, pourquoi, en fin de compte ? On ne dit pas qu'un vieux qui brûle, c'est une bibliothèque qui meurt ?
Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer qu'on fait de la place aux autres.