Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que devoir mourir, c'est du gâchis. Regarde-moi, par exemple. Toute cette expérience accumulée, pourquoi, en fin de compte ? On ne dit pas qu'un vieux qui brûle, c'est une bibliothèque qui meurt ?

À lire aussi de Aurélie Valognes

La jeune femme si fit la réflexion qu'on devrait toujours commencer par lire les dernières phrases d'un message. Ce sont toujours elles qui parlent avec le coeur et expriment vraiment ce que l'on n'ose pas dire dès le début. En fin de lettre, il y a cette urgence qui trahit la peur de manquer de place et incite à enfin dire ce qu'il y a de plus important.
Qu'est-ce qui est le plus important ? La décision qu'on a prise ou la raison de notre décision ?
Ça, je pense que c'est un problème féminin. Je parle du fait de ne jamais dire explicitement ce que vous voulez. Elle attend de moi des choses qu'elle ne demande jamais. Et bien sûr, elle fait la tête quand c'est trop tard, que j'ai loupé le coche. Et ça fait plus de quarante ans que ça dure.
Quand on est plus de 7 milliards sur terre, chaque geste de chacun compte. Il n'est jamais trop tard pour commencer.
Paul Valéry avait raison : « un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ».
Toutes les citations de Aurélie Valognes →

Dans la même œuvre

Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer que l'on fait de la place aux autres.
C'est aussi ça la transmission des valeurs. L'héritage. Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures ?
Socrate disait : Connais-toi toi-même. Très peu de gens savent qu'il ajoutait ensuite : Rien de trop. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il faut revenir à l'essentiel.
On a tous à gagner à se défaire de notre vie d'avant...
Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer qu'on fait de la place aux autres.