Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer que l'on fait de la place aux autres.

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Parfois, à ne pas savoir, on s'imagine bien pire que la réalité.
L'amitié c'était décidément comme l'amour : savoir évoluer ensemble dans la même direction.
Vieillir, c'est voir mourir les autres.
Quand on est une femme, on nous autorise soit le rôle d'épouse pondeuse, soit celui de femme légère, égoïste.
Il y a quelques jours, mon grand Jules de quatre ans et demi, m'a montré son nombril et m'a demandé si moi j'en avais un. Il était intrigué sur son utilité. Je m'apprêtais à lui répondre de manière très terre à terre quand il m'a semblé plus beau de simplement lui dire : pour que tu gardes une trace de ta maman, toujours avec toi, même quand elle n'est pas là.
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C'est aussi ça la transmission des valeurs. L'héritage. Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures ?
Socrate disait : Connais-toi toi-même. Très peu de gens savent qu'il ajoutait ensuite : Rien de trop. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il faut revenir à l'essentiel.
On a tous à gagner à se défaire de notre vie d'avant...
Tu ne m'enlèveras pas de l'idée que devoir mourir, c'est du gâchis. Regarde-moi, par exemple. Toute cette expérience accumulée, pourquoi, en fin de compte ? On ne dit pas qu'un vieux qui brûle, c'est une bibliothèque qui meurt ?
Partir en laissant très peu de choses derrière soi, c'est aussi montrer qu'on fait de la place aux autres.