La retraite, c'est le moment idéal pour tout réapprendre, ou apprendre, ajouta-t-elle, lourdement, à l'attention de son fils, qui inspectait le frigo.
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Elle s'était toujours montrée trop sage, trop bien élevée – Colette aurait dit invisible et transparente –, cette jeune mère s'était embourbée dans une vie médiocre, et tout le monde l'enjambait gaiement, sans la considérer. Oubliée de tous, sur le bord du chemin.
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La vie est mal foutue. A 35 ans on n'a le temps pour rien. A 65 ans, on a le temps, mais rien à faire !
Les enfants sont plus philosophes que nous. Ils trouvent tous seuls les petits plaisirs de la vie. C'est un don que l'on perd en grandissant.
On ne choisit pas les surprises de la vie, mon petit. On fait avec, et souvent, c'est pour le meilleur.
Nous faisons tous des erreurs, parce que nous sommes humains. Certaines ont des conséquences plus graves que d'autres, certaines ont des répercussions sur autrui.
Dans la même œuvre
Parfois, à ne pas savoir, on s'imagine bien pire que la réalité.
Elle savait qu'elle aurait mieux fait de s'économiser en sentiments, de ne pas s'investir, de garder ses distances. Mais comment résister face à ce petit corps chaud contre son coeur ou à son odeur de lait ? Est-ce vivre de se retenir de donner, de s'émouvoir, de rire.
Le monde est peut être moins laid au petit matin
Il y a quelques jours, mon grand Jules de quatre ans et demi, m'a montré son nombril et m'a demandé si moi j'en avais un. Il était intrigué sur son utilité. Je m'apprêtais à lui répondre de manière très terre à terre quand il m'a semblé plus beau de simplement lui dire : pour que tu gardes une trace de ta maman, toujours avec toi, même quand elle n'est pas là.
À force de s'occuper des autres, on finit par s'oublier soi-même.