Auteur

André Malraux

Le génie du vitrail finit quand le sourire commence.
L'homme s'est plus souvent lié à l'au-delà qu'il croit connaître qu'à celui qu'il sait ignorer.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
A «Qu'est-ce que l'art?», nous sommes portés à répondre: «Ce par quoi les formes deviennent style».
Tout art est une leçon pour ses dieux.
Toute oeuvre d'art survivante est amputée, et d'abord de son temps.
Il existe une télévision pour passer le temps et une autre pour comprendre le temps.
La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
La conscience grecque du monde était niée par le chrétien parce qu'il en avait une autre; toutes les consciences du passé sont interrogées par nous parce que nous n'en avons pas.
Ce que l'esprit voit le coeur le ressent.
Par ailleurs, le cinéma est une industrie.
Des arts inséparables d'un moyen mécanique d'expression.
La force suprême de l'art et de l'amour est de nous contraindre à vouloir épuiser en eux l'inépuisable.
Le monde de l'art n'est pas celui de l'immortalité, c'est celui de la métamorphose.
Tout art est lutte contre le destin, contre la conscience de ce que le cosmos porte d'indifférent à l'homme et de menaçant pour lui: la terre et la mort.
L'artiste naît prisonnier du style, qui lui a permis de ne plus l'être du monde.
L'artiste est devenu un joueur permanent dont le chef-d'oeuvre est la partie gagnée.
Il est donc fort intéressant d'interroger l'artiste sur ce qu'il a voulu faire, à condition de savoir que sa réponse n'est pas dans ses mots, mais dans ses tableaux.
Le fou copie l'artiste, et l'artiste ressemble au fou.
Le seul domaine où le divin soit visible est l'art, quelque nom qu'on lui donne.
L'intemporel non plus n'est pas éternel.
Toujours enrobé d'histoire mais semblable à lui-même depuis Sumer jusqu'à l'école de Paris, l'acte créateur maintient au long des siècles une reconquête aussi vieille que l'homme.
L'art peut aider à prendre conscience de la grandeur qu'on ignore en soi.
L'artiste crée moins pour s'exprimer qu'il ne s'exprime pour créer.
Comme tout homme, et pas davantage, l'artiste est inconscient de la marée d'humanité qui le porte; il ne l'est nullement du contrôle qu'il exerce sur elle, même si ce contrôle n'est que celui de ses formes et de ses couleurs.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)