Manuel avait appris de Ximenès comment on commande, il apprenait maintenant comment on dirige.
Flaubert avait lu à ses amis la première version de La Tentation de saint Antoine. Ils l'avaient jugée mauvaise et déclamatoire.
L'individu a pris dans les Mémoires la place que l'on sait, lorsqu'ils sont devenus des Confessions.
Merci de m'avoir fait assez confiance pour me choisir comme moniteur.
Au XIXe siècle une solitude particulière, féconde et contemptrice, devient liée à la vocation même de l'artiste.
L'art est un continent aux frontières indistinctes.
Villon se concevait sans doute comme un coquillard et un grand poète, non comme un génie réduit au cambriolage par les faiblesses de la monarchie.
Une nuit de la douzième année, l'inondation périodique noie le bétail, emporte les habitations. Soutenant sa femme, conduisant deux de ses enfants, portant le troisième, il s'enfuit dans la coulée de la boue primordiale.
Le général, élu chef du gouvernement à l'unanimité des votants, formait son ministère, dans lequel je devenais ministre de l'Information. Tâche instructive: il s'agissait surtout d'empêcher chaque parti de tirer la couverture à lui.
Des croiseurs, les faisceaux des projecteurs ramenés à toute volée du ciel sur le port confus se croisaient comme des sabres.
Tous deux, et plusieurs centres clefs révolutionnaires portaient du cyanure dans la boucle plate de leur ceinture, qui s'ouvrait comme une boîte.
Il montra l'aquarium où les cyprins noirs, mous et dentelés comme des oriflammes, montaient et descendaient au hasard.
Le dédoublement est commun chez les hautes figures religieuses, et frappant chez les stars, non seulement dépossédées de leur personne, mais encore de leur visage, que l'écran métamorphose.
Toute grande oeuvre nous atteint en tant que démiurgie; un grand artiste n'est pas autonome parce qu'original, il est original parce qu'autonome: d'où sa part de solitude.
La Grèce du divin n'avait connu le portrait qu'épidosiquement; représenter un individu semblait travail d'artisan, comparé au pouvoir démiurgique de révéler les dieux de la cité.
La faim a été la compagne quotidienne des déportés jusqu'à la limite de la mort.
Ce qu'ils attendaient de la métropole était souvent déraisonnable, mais lorsque je parcourus les quartiers pauvres de la ville - je constatai qu'ils avaient quelque droit à la déraison.
Bornéo surprend encore: Seria est une ville du pétrole, entourée de villages qui vivent à l'âge de pierre. Trois cents derricks dans la mer, mon cher, avec leur plate-forme à hélicoptères.
A l'extrémité de la route apparaissent des ambulanciers, qui portent des blessés couchés sur des civières.
Je devais le revoir à Marly, à Colombey, rue de Solférino au temps du R.P.F., puis pendant ce que nous avons appelé «la traversée du désert». On dit qu'il a toujours su qu'il reprendrait le pouvoir.
Certes on connaissait les Flamands du moyen âge. Mais si l'on admirait leur couleur, on regrettait qu'elle n'eût pas été servie par un dessin digne d'elle.
Manuel n'était discipliné ni par goût de l'obéissance ni par goût du commandement, mais par nature et par sens de l'efficacité.
Ses adversaires disaient qu'il n'avait plus son bon sens, mais il n'est pas facile de disqualifier une persévérance inflexible.
L'Orient avait délégué à Rome des couleurs claires, vivait de couleurs claires; la dominante des fresques de Doura, c'est le rose.
Un milicien lança un paquet qui explosa sur un toit; les tuiles jaillirent jusqu'au mur qui protégeait les dynamiteurs.
Œuvres de André Malraux
A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)