O toi, dont les soins prévoyants, - Dans les sentiers de cette vie - Dirigent mes pas nonchalants, - Ma mère, à toi je me confie. - Des écueils d'un monde trompeur - Ecarte ma faible nacelle. - Je veux devoir tout mon bonheur - A la tendresse maternelle.
Auteur
Alfred de Musset
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Je suis en train de bouleverser l'univers pour le mettre en acrostiche ; la lune, le soleil et les étoiles se battent pour entrer dans mes rimes, comme des écoliers à la porte d'un théâtre de mélodrames.
Veux-tu mettre un habit neuf à une vieille sentence ? tu n'en as pas besoin pour dire que des goûts et des couleurs il n'en faut pas disputer.
Si je vous le disais pourtant, que je vous aime, - Qui sait, brune aux yeux bleus, ce que vous en diriez ? - L'amour, vous le savez, cause une peine extrême ; - C'est un mal sans pitié que vous plaignez vous-même ; - Peut-être cependant que vous m'en puniriez.
L'homme n'est-il donc né que pour un coin de terre, pour y bâtir son nid et pour y vivre un jour ?
Votre maladie n'a rien de plaisant, quoique vous ayez envie d'en rire ; il serait plus facile de vous couper une jambe que de vous guérir ; malheureusement on n'a pas encore trouvé de cataplasme à poser sur le coeur.
Si j'étais un grand artiste, j'aimerais les princes, parce qu'eux seuls peuvent faire entreprendre de grands travaux ; les grands artistes n'ont pas de patrie.
Malgré de rares tours de force, qui, en résultat, sont toujours trop vantés, il est certain que ce qui est véritablement beau est l'ouvrage du temps et du recueillement, et qu'il n'y a pas de vrai génie sans patience.
Les malheurs ont leurs symptômes comme les maladies, et il n'y a rien de si redoutable en mer qu'un petit point noir à l'horizon.
Que la nuit est belle ! - Que l'air du ciel est pur ! - Respire, respire, coeur navré de joie !
Faire la cour à une femme qui vous répond oui lorsqu'on lui demande oui ou non cela m'a toujours paru très sot, et tout à fait digne d'un Français.
Ma chère âme, tu as un coeur d'ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! quel amour ! Jamais homme n'a aimé comme je t'aime.
Et qu'il vente ou qu'il neige, - Moi-même chaque soir, - Que fais-je, - Venant ici m'asseoir ? - Je viens voir à la brune, - Sur le clocher jauni, - La lune, - Comme un point sur un i.
Ah ! malheur à celui qui laisse la débauche - Planter son clou de fer sous sa mamelle gauche ! - Le coeur d'un homme vierge est un vase profond ; - La mer a beau passer quand la tache est au fond.
Crois-tu donc qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras ?
Le premier homme qui fit un instrument de musique et qui donna à cet art ses règles et ses lois, avait écouté, longtemps auparavant, murmurer les roseaux et chanter les fauvettes.
C'est toi qui as laissé descendre sur ma tête le ciel de ton amour.
Tout m'ennuie. M'aimes-tu encore ? Il n'y a que toi qui aies du coeur.
L'espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole.
Le temps ! et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
Quel risque courez-vous en me donnant encore un mois ou deux du seul bonheur que j'aurai jamais ?
Je n'avais pensé qu'à elle pendant mon voyage, et je perdais toute espérance de l'oublier jamais.
La politesse est une monnaie qui ne ruine personne.
Je meurs d'amour, d'un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu !
Œuvres de Alfred de Musset
A JuanaA Madame Cne T. (1847)A Madame XA Mademoiselle RachelA Mademoiselle Zoé le Douairin (1826)A ma mèreA mon frère revenant d'Italie (1844)A quoi rêvent les jeunes filles (1832)A quoi rêvent les jeunes filles (1832), IAndré del Sarto (1833)André del Sarto (1833), II, 2Après une lecture (1842)Barberine, Acte I, Scène IV (1853)Bettine (1851)Billet, à Aimée d'Alton, 14 janvier 1842Carmosine (1850)Carmosine (1850), III, 8ChansonChanson de Barberine (1836)Comédies et Proverbes