Mon bonheur, tu le vois, vécut une soirée ; - J'en connais cependant de plus longue durée - Que je ne voudrais pas changer pour celui-ci.
Auteur
Alfred de Musset
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Si le ciel est désert, nous n'offensons personne ; - Si quelqu'un nous entend, qu'il nous prenne en pitié !
Chasser tout souvenir et fixer sa pensée, - Sur un bel axe d'or la tenir balancée, - Incertaine, inquiète, immobile pourtant, - Peut-être éterniser le rêve d'un instant.
Vive le vieux roman, vive la page heureuse - Que tourne sur la mousse une belle amoureuse !
Hélas ! je n'oserais vous aimer, même en rêve ! - C'est de si bas vers vous que mon regard se lève ! - C'est de si haut sur moi que s'inclinent vos yeux !
Qui part trop tôt revient trop tard.
Jusqu'à présent, lecteur, suivant l'antique usage, - Je te disais bonjour à la première page. - Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ; - En vérité, ce siècle est un mauvais moment.
Aujourd'hui on travaille pour vivre, et les arts deviennent des métiers.
Aujourd'hui est a nous, mais demain est a Dieu.
Ceux qui parlent beaucoup savent prouver très peu.
D'un siècle sans espoir naît un siècle sans crainte.
De toutes les soeurs de l'amour, l'une des plus belles est la pitié.
Dieu voulut qu'un grand bien fit toujours de grands maux.
Elle est morte et n'a pas vécu. - Elle faisait semblant de vivre. - De ses mains est tombé le livre - Dans lequel elle n'a rien lu.
J'aime ! voilà le mot que la nature entière - Crie au vent qui l'emporte, à l'oiseau qui le suit ! - Sombre et dernier soupir que poussera la terre, - Quand elle tombera dans l'éternelle nuit !
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ; - Il le croit infini, n'en voyant pas la fin. - Tout a coup il rencontre une source limpide, - Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard.
La critique juste donne de l'élan et de l'ardeur. La critique injuste n'est jamais à craindre.
Victor Hugo a fait son vers pour vous, lorsqu'il a dit que le coeur n'a pas de rides.
Oui, la liberté meurt sur le fumier des villes.
La paix, quand on la veut, c'est encor la victoire.
Le bien perdu rend I'homme avare.
Puisque c'est ainsi que va le monde, eh bien ! nous le prendrons comme il est.
Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d'un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas.
Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ; - Pour vivre et pour sentir I'homme a besoin des pleurs.
Je n'ai compris que je pouvais aimer que lorsque j'ai vu que je pouvais mourir.
Œuvres de Alfred de Musset
A JuanaA Madame Cne T. (1847)A Madame XA Mademoiselle RachelA Mademoiselle Zoé le Douairin (1826)A ma mèreA mon frère revenant d'Italie (1844)A quoi rêvent les jeunes filles (1832)A quoi rêvent les jeunes filles (1832), IAndré del Sarto (1833)André del Sarto (1833), II, 2Après une lecture (1842)Barberine, Acte I, Scène IV (1853)Bettine (1851)Billet, à Aimée d'Alton, 14 janvier 1842Carmosine (1850)Carmosine (1850), III, 8ChansonChanson de Barberine (1836)Comédies et Proverbes