L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ; - Il le croit infini, n'en voyant pas la fin. - Tout a coup il rencontre une source limpide, - Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard.

À lire aussi de Alfred de Musset

Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
La pensée - D'un homme est des plaisirs et d'oublis traversée; - Une femme ne vit et ne meurt que d'amour; - Elle songe une année à quoi lui pense un jour!
J'aime ! voilà le mot que la nature entière - Crie au vent qui l'emporte, à l'oiseau qui le suit ! - Sombre et dernier soupir que poussera la terre, - Quand elle tombera dans l'éternelle nuit !
Tant que mon faible coeur, encore plein de jeunesse - A ses illusions n'aura pas dit adieu ...
A père avare, dit-on, fils prodigue; à parents économes, enfant dépensier.
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Dans la même œuvre

Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton coeur.
O vieillesse! à quoi donc sert ton expérience? - Que te sert, spectre vain, de te courber d'avance - Vers le commun tombeau des hommes, si la mort - Se tait en y rentrant, lorsque la vie en sort?
Heureux, trois fois heureux, l'homme dont la pensée - Peut s'écrire au tranchant du sabre ou de l'épée!
L'homme peut haïr l'homme, et fuir; mais malgré lui, - Sa douleur tend la main à la douleur d'autrui.
Qui trouvera le temps d'écouter vos malheurs ? On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.