Aussi bon soit-on en tant qu'intervieweur, on est là pour obtenir quelque chose, on peut poser une question, la reposer, mais l'interlocuteur a le dernier mot. Et il faut le savoir.

À lire aussi de Anne Sinclair

Je m'insurge contre cette tendance qui veut que la transparence soit ­devenue une exigence absolue. Je revendique le secret comme étant vital pour la sauvegarde personnelle, les rapports humains, comme la politique, d'ailleurs. Hollande n'aurait jamais dû se confesser aux deux journalistes du Monde, encore moins révéler des secrets d'État. On vit une époque folle.
Qui met vraiment en danger les institutions ? (...) La justice qui demande des comptes aux hommes politiques, ou ceux qui sont censés en être les garants et qui refusent de témoigner alors qu'ils sont soupçonnés dans des affaires de corruption ?
Être de gauche, c'est ne pas se satisfaire de ce qui existe.
Il a y a du déni de la femme qui ne veut pas voir.
Je pense qu'il faut savoir partir de soi-même. J'espère ne pas être à l'antenne jusqu'à 75 ans.
Toutes les citations de Anne Sinclair →

Dans la même œuvre

J'ai la possibilité d'être critique parce que je n'ai plus de responsabilité éditoriale.
Au point où j'en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre
Nicolas Sarkozy a toujours envie de se remettre dans l'histoire quel que soit son interlocuteur et, finalement, de parler de lui à travers les autres.
Quand on interviewe au fil des jours, on est dans l'action, on la partage, même si on met le zoom plus ou moins près de l'événement ou de la personne. L'exercice de la chronique se fait aussi au jour le jour, mais il donne une distance que seule l'écriture permet.
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.