Je m'insurge contre cette tendance qui veut que la transparence soit ­devenue une exigence absolue. Je revendique le secret comme étant vital pour la sauvegarde personnelle, les rapports humains, comme la politique, d'ailleurs. Hollande n'aurait jamais dû se confesser aux deux journalistes du Monde, encore moins révéler des secrets d'État. On vit une époque folle.

À lire aussi de Anne Sinclair

Depuis une quinzaine d'années, je trouve que le journalisme est devenu une des professions les plus égalitaires qui soient. Il y a eu les femmes reporters de guerre, et c'était très nouveau.
On rencontre toujours ses propres limites dans l'appréciation qu'on porte sur la modernité.
Quand on interviewe au fil des jours, on est dans l'action, on la partage, même si on met le zoom plus ou moins près de l'événement ou de la personne. L'exercice de la chronique se fait aussi au jour le jour, mais il donne une distance que seule l'écriture permet.
Qui met vraiment en danger les institutions ? (...) La justice qui demande des comptes aux hommes politiques, ou ceux qui sont censés en être les garants et qui refusent de témoigner alors qu'ils sont soupçonnés dans des affaires de corruption ?
Dire que Trump, c'est le peuple, alors qu'il s'agit d'un milliardaire sexiste, raciste, homophobe... Lorsqu'il a été élu, j'ai ressenti l'inquiétude fondamentale qu'ont connue mes parents, mes grands-parents, face à un monde inconnu dans lequel il pouvait se passer n'importe quoi d'imprévisible, de dangereux.
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Je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien.
Quand j'avais des doutes, car j'en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances.
Il a y a du déni de la femme qui ne veut pas voir.
Je me demande parfois si vingt ans de ma vie ont été vingt ans de mensonges.
On ne lâche pas un homme à terre.