Depuis une quinzaine d'années, je trouve que le journalisme est devenu une des professions les plus égalitaires qui soient. Il y a eu les femmes reporters de guerre, et c'était très nouveau.
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Je me demande parfois si vingt ans de ma vie ont été vingt ans de mensonges.
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Au point où j'en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.
Aussi bon soit-on en tant qu'intervieweur, on est là pour obtenir quelque chose, on peut poser une question, la reposer, mais l'interlocuteur a le dernier mot. Et il faut le savoir.
En politique, les morts se relèvent toujours.
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Je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien.
Quand j'avais des doutes, car j'en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances.
Il a y a du déni de la femme qui ne veut pas voir.
On ne lâche pas un homme à terre.
Je m'insurge contre cette tendance qui veut que la transparence soit devenue une exigence absolue. Je revendique le secret comme étant vital pour la sauvegarde personnelle, les rapports humains, comme la politique, d'ailleurs. Hollande n'aurait jamais dû se confesser aux deux journalistes du Monde, encore moins révéler des secrets d'État. On vit une époque folle.