Je pense qu'il faut savoir partir de soi-même. J'espère ne pas être à l'antenne jusqu'à 75 ans.

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Il y a tant d'hommes de 50 ans qui me paraissent « affreux, sales et méchants », pour jouer avec le titre de l'excellent film d'Ettore Scola, que je n'ai aucun complexe !
Aussi bon soit-on en tant qu'intervieweur, on est là pour obtenir quelque chose, on peut poser une question, la reposer, mais l'interlocuteur a le dernier mot. Et il faut le savoir.
Je ne suis plus adaptée à la télé d'aujourd'hui.
Depuis une quinzaine d'années, je trouve que le journalisme est devenu une des professions les plus égalitaires qui soient. Il y a eu les femmes reporters de guerre, et c'était très nouveau.
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.
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J'ai la possibilité d'être critique parce que je n'ai plus de responsabilité éditoriale.
Au point où j'en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre
Nicolas Sarkozy a toujours envie de se remettre dans l'histoire quel que soit son interlocuteur et, finalement, de parler de lui à travers les autres.
Quand on interviewe au fil des jours, on est dans l'action, on la partage, même si on met le zoom plus ou moins près de l'événement ou de la personne. L'exercice de la chronique se fait aussi au jour le jour, mais il donne une distance que seule l'écriture permet.
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.