J'ai la possibilité d'être critique parce que je n'ai plus de responsabilité éditoriale.

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Au point où j'en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre
Je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien.
Aussi bon soit-on en tant qu'intervieweur, on est là pour obtenir quelque chose, on peut poser une question, la reposer, mais l'interlocuteur a le dernier mot. Et il faut le savoir.
Nicolas Sarkozy a toujours envie de se remettre dans l'histoire quel que soit son interlocuteur et, finalement, de parler de lui à travers les autres.
Je travaille beaucoup, je fais plus de sport qu'à 40 ans, je ne me sens ni ralentie, ni diminuée et j'aime me sentir séduisante.
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Quand on interviewe au fil des jours, on est dans l'action, on la partage, même si on met le zoom plus ou moins près de l'événement ou de la personne. L'exercice de la chronique se fait aussi au jour le jour, mais il donne une distance que seule l'écriture permet.
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.
Dire que Trump, c'est le peuple, alors qu'il s'agit d'un milliardaire sexiste, raciste, homophobe... Lorsqu'il a été élu, j'ai ressenti l'inquiétude fondamentale qu'ont connue mes parents, mes grands-parents, face à un monde inconnu dans lequel il pouvait se passer n'importe quoi d'imprévisible, de dangereux.