Affreuse nudité de l'homme dans l'orage - \r\n La catastrophe arrive alors qu'il somnolait - \r\n Ou que sans se presser il rentrait le fourrage - \r\n Et sur le feu la femme oublie alors le lait

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Heureux celui qui s'endort dans l'accomplissement de son vice - \r\nJe ferai de ma mort mon chef-d’œuvre un chef-d’oeuvre d'avarice - \r\nJ'entrerai dans la nuit comme un homme en plein émerveillement - \r\nEt qu'on ne vienne pas dire après que je n'ai pas su comment
Inexorablement je porte mon passé - Ce que je fus demeure à jamais mon partage.
Imagination attachée à des variations infimes et discordantes, comme si la grande affaire était de rapprocher un jour une orange et une ficelle, un mur et un regard.
O paysages électroniques! Le paysage, cela commence avant les poètes. Au sud de Paris, à partir de Châtillon, les mathématiques modernes et la physique atomique règnent au-dessus des pavillons d'hier.
Qu'on nous méprise et qu'on nous raille - Rien ni personne n'y peut faire - Il n'est qu'amour qui vivre vaille - Le coeur y brûle comme paille - Et fait paradis de l'enfer.
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Lorsqu'un peuple s'enfuit devant l'envahisseur - \r\n Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie - \r\n Une salle de bal à l'aube sans danseurs - \r\n La table du repas qu'on n'a pas desservie
Rien ne peut altérer la chanson que je chante - \r\n Même si quelqu'un d'autre avait à la chanter - \r\n Une plainte étranglée en renaît plus touchante - \r\n Quand l'écho la reprend avec fidélité
Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure <br< Si je rêve c'est bien de ce qu'on m'interdit <br< Je plaiderai coupable Il me plaît d'avoir tort <br< Aux yeux de la raison le rêve est un bandit.
Je parle avec les mots des jours patibulaires - \r\n Où le maître bâtit le temple qu'il lui plaît - \r\n Et baptise raison dans son vocabulaire - \r\n Le loisir d'à nos poings passer cabriolet.
Il faudrait rendre sens aux mots blasphématoires - \r\n Refaire un coeur saignant à ceux qui n'en ont plus - \r\n Ceux qui ne pleurent pas pour une belle histoire - \r\n Méritent-ils le ciel qui leur est dévolu