Nous nous en tirons, les grammairiens, à qualifier ce vous-là d'explétif. A vrai dire, c'est une simple défaite ... On dit d'un mot qu'il est explétif pour s'en débarrasser, quand on n'a pas élaboré de théorie qui rende compte de son entrée en scène.
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Je parle avec les mots des jours patibulaires - \r\n Où le maître bâtit le temple qu'il lui plaît - \r\n Et baptise raison dans son vocabulaire - \r\n Le loisir d'à nos poings passer cabriolet.
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L'avenir de l'homme est la femme.
Le matériel roulant peut n'être plus le même - Les vêtements venir d'un autre costumier - Le peuple c'est toujours le wagon de troisièmes - Qui s'en va cahotant tel que l'a vu Daumier.
L'enfant accaparé par les belles images - Equarquille les siens moins démesurément - Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens - On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages.
O frontaliers ô frontaliers vos nostalgies - Comme les canaux vont vers la terre étrangère - La France ici finit naît la Belgique - Un ciel ne change pas où les drapeaux changèrent.
Dans la même œuvre
Affreuse nudité de l'homme dans l'orage - \r\n La catastrophe arrive alors qu'il somnolait - \r\n Ou que sans se presser il rentrait le fourrage - \r\n Et sur le feu la femme oublie alors le lait
Lorsqu'un peuple s'enfuit devant l'envahisseur - \r\n Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie - \r\n Une salle de bal à l'aube sans danseurs - \r\n La table du repas qu'on n'a pas desservie
Rien ne peut altérer la chanson que je chante - \r\n Même si quelqu'un d'autre avait à la chanter - \r\n Une plainte étranglée en renaît plus touchante - \r\n Quand l'écho la reprend avec fidélité
Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure <br< Si je rêve c'est bien de ce qu'on m'interdit <br< Je plaiderai coupable Il me plaît d'avoir tort <br< Aux yeux de la raison le rêve est un bandit.
Il faudrait rendre sens aux mots blasphématoires - \r\n Refaire un coeur saignant à ceux qui n'en ont plus - \r\n Ceux qui ne pleurent pas pour une belle histoire - \r\n Méritent-ils le ciel qui leur est dévolu