Qui a le goût de l'absolu renonce par là même à tout bonheur. Quel bonheur résisterait à ce vertige, à cette exigence toujours renouvelée?
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Rien ne peut altérer la chanson que je chante - \r\n Même si quelqu'un d'autre avait à la chanter - \r\n Une plainte étranglée en renaît plus touchante - \r\n Quand l'écho la reprend avec fidélité
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Que voulez-vous donc la belle. - Qu'est-ce donc que vous vouliez? - Des canons par centaines. - Des fusils par milliers.
Le soleil a toujours blessé les yeux de ses adorateurs.
Rien n'est jamais acquis à l'homme.
Comme il lui était interdit d'arrêter de sourire, d'un sourire de chez le dendiste, ne fermez pas la bouche avant que le ciment ait pris, surtout!
Dans la même œuvre
Affreuse nudité de l'homme dans l'orage - \r\n La catastrophe arrive alors qu'il somnolait - \r\n Ou que sans se presser il rentrait le fourrage - \r\n Et sur le feu la femme oublie alors le lait
Lorsqu'un peuple s'enfuit devant l'envahisseur - \r\n Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie - \r\n Une salle de bal à l'aube sans danseurs - \r\n La table du repas qu'on n'a pas desservie
Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure <br< Si je rêve c'est bien de ce qu'on m'interdit <br< Je plaiderai coupable Il me plaît d'avoir tort <br< Aux yeux de la raison le rêve est un bandit.
Je parle avec les mots des jours patibulaires - \r\n Où le maître bâtit le temple qu'il lui plaît - \r\n Et baptise raison dans son vocabulaire - \r\n Le loisir d'à nos poings passer cabriolet.
Il faudrait rendre sens aux mots blasphématoires - \r\n Refaire un coeur saignant à ceux qui n'en ont plus - \r\n Ceux qui ne pleurent pas pour une belle histoire - \r\n Méritent-ils le ciel qui leur est dévolu