Voici le peuple : il meurt, combattant magnifique, - \r\nPour le progrès ; voici la foule : elle en trafique ; - \r\nElle mange son droit d'aînesse en ce plat vil - \r\nQue Rome essuie et lave avec Ainsi-soit-il !

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L'idée sans le mot serait une abstraction; le mot sans l'idée serait un bruit; leur jonction est leur vie.
L'art est un pâtre obscur qui marche les pieds nus.
Demain c'est Waterloo! demain c'est Saint-Hélène! - Demain c'est le tombeau!
Les aristocrates ont pour orgueil ce que les femmes ont pour humiliation, vieillir.
Si la franchise était bannie de la terre, c'est dans le tête-à-tête de deux fripons qu'elle devrait se retrouver.
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Quant à flatter la foule, ô mon esprit, non pas ! - \r\n\r\nAh ! le peuple est en haut, mais la foule est en bas,
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.