Je faisais de la peine à tout le monde, c'est incroyable comme on se sent seule si souvent, chaque jour pour être tout à fait honnête, et comme la moindre de nos décisions pèse sur les autres.
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Tout le monde guette le faux pas, le moment où on va tomber, on marche sur du savon, oui, on a des vies savonnées, c'est ce que je pense.
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La peur est un envahissement. Avec elle, on est cloué au sol.
Il suffit parfois d'un rien pour que la vie bascule. Un moment d'inattention au passage clouté. Une grève SNCF. Un nouveau voisin. Une panne d'ascenseur. Une lettre. Un coup de fil dans la nuit.
Puis elle avait traqué les silences, sans les comprendre. Juste pour qu'ils interrompent les phrases, prennent plus d'importance que les discours.
Je vais retrouver le seul homme que j'aie jamais aimé.
Dans la même œuvre
Où pleurent les gens? C'est la question que je me pose souvent, bizarre qu'on croise jamais dans la rue des gens en train de chialer. Ils téléphonent beaucoup plus qu'ils pleurent, peut-être qu'on se détesterait moins si on chialait plus.
En général les gens m'écoeurent. Ce que je voudrais c'est qu'ils soient comme les mômes: qu'ils aient plus de questions que de réponses, mais c'est souvent l'inverse, où est-ce qu'ils ont appris toutes ces certitudes?