Je faisais de la peine à tout le monde, c'est incroyable comme on se sent seule si souvent, chaque jour pour être tout à fait honnête, et comme la moindre de nos décisions pèse sur les autres.

À lire aussi de Véronique Olmi

Plus tard, j'ai appris ce mot intimité. Presque intimidé. Presque la même douceur, la patience qu'il faut pour y parvenir. Et puis je l'ai perdu sans le savoir, une erreur d'étourderie.
Il y a ceux qui disent merci et ceux qui se croient généreux, mais dire merci était la vraie générosité.
La vie se résume à prendre sur soi, ou pire : faire confiance à l'avenir, et l'avenir est comme Dieu, abstrait et capable de tout.
Un gros qui s'appelle Enzo Popov, ça fait rire instantanément.
Et le bruit si proche de la mer qui, imperceptiblement par vagues discrètes, se retirait, comme un témoin qui sort à reculons et dont on ne se rendra compte de l'absence que par le silence que cela fait.
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Dans la même œuvre

Enfant, ce que j'aimais dans les jouets, c'étaient les catalogues. Ils me faisaient rêver à ce que je n'aurai jamais.
Elle s'est levée et j'ai vu soudain que c'était une femme pleine de précipices, une femme qui luttait parce qu'avoir besoin de l'aide de quelqu'un était pour elle un véritable supplice.
Le temps se distendait comme dans ces rêves qui disent en quelques minutes plus qu'une journée, plus qu'une vie parfois, qui disent que votre âme est plus vaste que votre vie et que vous la tenez enfermée depuis trop longtemps.
Il suffit parfois d'un rien pour que la vie bascule. Un moment d'inattention au passage clouté. Une grève SNCF. Un nouveau voisin. Une panne d'ascenseur. Une lettre. Un coup de fil dans la nuit.
La vie est un manque, irrattrapable, et nous demeurons pour toujours inconsolés.