C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, elle aussi, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. Comme si elle était faite d'air, et rien que de cela.
Œuvre
Nous étions faits pour être heureux (2012)
12 citations · Véronique Olmi · sur Dicocitations ↗
Marcher dans Paris c'est franchir plusieurs frontières, un pont, un boulevard, et tout change, le paysage et les habitants.
Est-ce qu'il y a une douleur à comprendre que notre vie ne dépend que de nous, que nous ne tomberons pas si nous lâchons la main de l'autre, comme ces plantes trop hautes qui s'effondrent sans leur tuteur ?
On a souvent cette impression que les lieux meurent quand on les quitte.
C'est l'avantage de la foule : on vous y voit et on vous y oublie aussi.
La vie se résume à prendre sur soi, ou pire : faire confiance à l'avenir, et l'avenir est comme Dieu, abstrait et capable de tout.
Parfois l'amour est partagé. Et on peut bâtir son propre monde. Parfois l'amour, les mots mêmes de l'amour, sont impossibles. Et la vie demeure cette traversée idiote, pleine d'horaires et de faux amis. Et même la musique est une cruauté.
La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c'est une délivrance ou une malédiction. Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas ? J'étais entre deux mondes. Si libre.
Il y a partout autour de lui des vérités qu'il ignore, des évidences qu'il ne soupçonne même pas, et des êtres prédestinés, à qui il n'a pas encore fait attention.
Et toujours l'amour est cette possession qui se dérobe.
Lucie parle avec ses belles-soeurs, il est simple d'avoir l'air de s'entendre quand on parle entre femmes bien élevées, cela va tout seul, c'est l'art de la conversation.
La peur est un envahissement. Avec elle, on est cloué au sol.