Et toujours l'amour est cette possession qui se dérobe.
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Il y a partout autour de lui des vérités qu'il ignore, des évidences qu'il ne soupçonne même pas, et des êtres prédestinés, à qui il n'a pas encore fait attention.
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Et c'est là que j'ai réalisé que plus jamais je ne verrai mes parents ensemble. Plus jamais je ne les verrai côte à côte, plus jamais je n'appellerai en même temps : Papa ! Maman !, comme deux noms collés papamaman, un début de phrase, mon premier mot.
La haine, ça va ça vient, c'est un flux inévitable, un ressac éternel.
Je révais d'un amour tourmenté avec un Heathcliff provençal, quelque chose de compliqué qui m'aurait ravagée, laminée, laissée exsangue et assouvie.
Cet homme avec qui elle vit, il est son garde-fou, pensa-t-elle, celui qui la calme. Celui qui la tue.
Dans la même œuvre
C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, elle aussi, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. Comme si elle était faite d'air, et rien que de cela.
Marcher dans Paris c'est franchir plusieurs frontières, un pont, un boulevard, et tout change, le paysage et les habitants.
Est-ce qu'il y a une douleur à comprendre que notre vie ne dépend que de nous, que nous ne tomberons pas si nous lâchons la main de l'autre, comme ces plantes trop hautes qui s'effondrent sans leur tuteur ?
On a souvent cette impression que les lieux meurent quand on les quitte.
C'est l'avantage de la foule : on vous y voit et on vous y oublie aussi.