C'est l'avantage de la foule : on vous y voit et on vous y oublie aussi.
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La haine, ça va ça vient, c'est un flux inévitable, un ressac éternel.
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Et c'est là que j'ai réalisé que plus jamais je ne verrai mes parents ensemble. Plus jamais je ne les verrai côte à côte, plus jamais je n'appellerai en même temps : Papa ! Maman !, comme deux noms collés papamaman, un début de phrase, mon premier mot.
La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c'est une délivrance ou une malédiction. Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas ? J'étais entre deux mondes. Si libre.
Et toujours l'amour est cette possession qui se dérobe.
Est-ce qu'il y a une douleur à comprendre que notre vie ne dépend que de nous, que nous ne tomberons pas si nous lâchons la main de l'autre, comme ces plantes trop hautes qui s'effondrent sans leur tuteur ?
Dans la même œuvre
Le souffle de la nuit ne s'adresse pas aux gens sérieux, il vient visiter les cranes fracassés qui laissent passer les courants d'air.
Il y a ceux qui disent merci et ceux qui se croient généreux, mais dire merci était la vraie générosité.
Un gros qui s'appelle Enzo Popov, ça fait rire instantanément.