Un gros qui s'appelle Enzo Popov, ça fait rire instantanément.
❧
Je révais d'un amour tourmenté avec un Heathcliff provençal, quelque chose de compliqué qui m'aurait ravagée, laminée, laissée exsangue et assouvie.
◆
À lire aussi de Véronique Olmi
Maintenant je sais aussi que l'on peut détester chaque être aimé. Par instants. Par douleur.
Pour elle, tout était signe, tout était relié, les êtres, les choses, les dates et les lieux, tout se tenait, et parfois à force de se tenir, les signes formaient des entraves et elle avait l'impression d'être bloquée contre un mur.
Ce qu'elle aurait aimé, dans cette solitude qui en augurait une autre, c'est d'entendre la mer. Entendre la mer sans la voir et lui accorder le pouvoir de porter en elle le souffle de tous ceux qu'elle aimait sans le leur dire jamais.
Je faisais de la peine à tout le monde, c'est incroyable comme on se sent seule si souvent, chaque jour pour être tout à fait honnête, et comme la moindre de nos décisions pèse sur les autres.
Dans la même œuvre
Enfant, ce que j'aimais dans les jouets, c'étaient les catalogues. Ils me faisaient rêver à ce que je n'aurai jamais.
Elle s'est levée et j'ai vu soudain que c'était une femme pleine de précipices, une femme qui luttait parce qu'avoir besoin de l'aide de quelqu'un était pour elle un véritable supplice.
Le temps se distendait comme dans ces rêves qui disent en quelques minutes plus qu'une journée, plus qu'une vie parfois, qui disent que votre âme est plus vaste que votre vie et que vous la tenez enfermée depuis trop longtemps.
Il suffit parfois d'un rien pour que la vie bascule. Un moment d'inattention au passage clouté. Une grève SNCF. Un nouveau voisin. Une panne d'ascenseur. Une lettre. Un coup de fil dans la nuit.
La vie est un manque, irrattrapable, et nous demeurons pour toujours inconsolés.