Maintenant je sais aussi que l'on peut détester chaque être aimé. Par instants. Par douleur.

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Le souffle de la nuit ne s'adresse pas aux gens sérieux, il vient visiter les cranes fracassés qui laissent passer les courants d'air.
Est-ce qu'il y a une douleur à comprendre que notre vie ne dépend que de nous, que nous ne tomberons pas si nous lâchons la main de l'autre, comme ces plantes trop hautes qui s'effondrent sans leur tuteur ?
En général les gens m'écoeurent. Ce que je voudrais c'est qu'ils soient comme les mômes: qu'ils aient plus de questions que de réponses, mais c'est souvent l'inverse, où est-ce qu'ils ont appris toutes ces certitudes?
Et c'est là que j'ai réalisé que plus jamais je ne verrai mes parents ensemble. Plus jamais je ne les verrai côte à côte, plus jamais je n'appellerai en même temps : Papa ! Maman !, comme deux noms collés papamaman, un début de phrase, mon premier mot.
Puis elle avait traqué les silences, sans les comprendre. Juste pour qu'ils interrompent les phrases, prennent plus d'importance que les discours.
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Je suis arrivée trop tard dans ta vie, mais j'y serai jusqu'au bout.