C'est là. Pour toujours. Comment enterre-t-on les souvenirs ? Dans quel charnier les abandonner une bonne fois ? La mémoire est une hyène. Elle fouille, trouve toujours un lambeau à arracher.
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Tant que la politesse a le dessus, on ne peut rien savoir vraiment des gens. C'est toujours au moment où ça se fendille qu'on sait exactement de quoi le bois est fait.
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À lire aussi de Jeanne Benameur
Le corps humain tout entier, au repos ou en mouvement, est un acte d'amour.
Ainsi chacun observe l'autre et on ne sait jamais ce qui de nous sera retenu, à notre insu.
Au creux des paumes c'est déjà tout le corps qui se donne.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
Dans la même œuvre
L'amour on ne devrait jamais l'enfermer, ni dans les bouches, ni dans les coeurs. C'est trop vaste.
J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.
Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas.
La poésie aide au vif de la vie.
Ainsi chacun observe l'autre et on ne sait jamais ce qui de nous sera retenu, à notre insu.