On n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie.
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Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas.
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Alors elle danse. Il faut qu'elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d'intégrer l'espace. Seule la beauté du mouvement peut la sauver.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
Si la femme de Loth avait porté un enfant, elle aurait résisté à l'appel du passé, pour sauver la vie à venir. Anna, elle, était enceinte de la mort de leur fille. Elle ne s'est pas retournée.
On va à l'école pour apprendre, apprendre, apprendre; apprendre quoi? à grandir? Est-ce que l'élève n'est pas celui qui doit s'élever?
Dans la même œuvre
L'amour on ne devrait jamais l'enfermer, ni dans les bouches, ni dans les coeurs. C'est trop vaste.
J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.
Tant que la politesse a le dessus, on ne peut rien savoir vraiment des gens. C'est toujours au moment où ça se fendille qu'on sait exactement de quoi le bois est fait.
La poésie aide au vif de la vie.
Ainsi chacun observe l'autre et on ne sait jamais ce qui de nous sera retenu, à notre insu.