Aimer c'est juste accorder de la lumière à sa solitude.
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On n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie.
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Je veux bien risquer ma vie, toute ma vie, pour la parole juste. La vraie. Celle qui met en péril le monde.
Ces moments ont existé. Ce bonheur qui a été vécu, rien ne peut faire qu'il ne l'ait pas été. Même la mort. La mort ne balaie rien. Le chagrin peut tout brouiller. Un temps. Comme à chaque fois que l'on est séparé de ceux qu'on aime.
J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.
Pourquoi la vie des uns ne pourrait-elle pas éclairer celles des autres? Sinon c'est quoi une société.
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Mais l'obscurité, on en a besoin. On a besoin de l'opaque. Un humain a besoin de l'obscur. C'est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C'est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.
C'est bien ça, la force d'un être humain. Etre capable de savoir le rien, le connaître jusque dans sa chair et traverser, continuer à avoir des rêves.
J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
Pourquoi la vie des uns ne pourrait-elle pas éclairer celles des autres? Sinon c'est quoi une société.