Est-ce qu'aimer, ce n'est pas vouloir rejoindre, sans relâche?
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Ces moments ont existé. Ce bonheur qui a été vécu, rien ne peut faire qu'il ne l'ait pas été. Même la mort. La mort ne balaie rien. Le chagrin peut tout brouiller. Un temps. Comme à chaque fois que l'on est séparé de ceux qu'on aime.
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À lire aussi de Jeanne Benameur
Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas.
J'écris des mots. Pour que lève la pâte qui multiplierait autre chose. Pour que le sang batte fort. Vivant. Je suis sûre qu'avec des mots on vit.
Petite, elle a appris à guetter les signes de ce qu'on cache. C'est dans le corps que cela a lieu. Et cela se reflète aussi, partout autour. Les mots ne viennent qu'après. Ou pas.
Le monde ferme et tranquille c'est une illusion. Bonne pour élever les enfants. Pour ne pas trop s'en vouloir de les avoir collés là, dans la vie.
Dans la même œuvre
L'amour on ne devrait jamais l'enfermer, ni dans les bouches, ni dans les coeurs. C'est trop vaste.
J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.
Tant que la politesse a le dessus, on ne peut rien savoir vraiment des gens. C'est toujours au moment où ça se fendille qu'on sait exactement de quoi le bois est fait.
Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas.
La poésie aide au vif de la vie.