J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.

À lire aussi de Jeanne Benameur

Ca fait peur, le temps mort. Pourtant c'est dans ce temps-là, où en apparence il ne se passe rien, que tant de choses en nous se ramassent pour prendre forme.
J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
Petite, elle a appris à guetter les signes de ce qu'on cache. C'est dans le corps que cela a lieu. Et cela se reflète aussi, partout autour. Les mots ne viennent qu'après. Ou pas.
Le corps humain tout entier, au repos ou en mouvement, est un acte d'amour.
On ne devrait jamais craindre d'être volé. N'est volé que ce que l'on a. Le pire au fond de nous c'est ce qu'on n'a pas. C'est le manque. Et personne ne nous le volera jamais. Personne ne peut voler le manque. Personne. Quel dommage!
Toutes les citations de Jeanne Benameur →

Dans la même œuvre

L'amour on ne devrait jamais l'enfermer, ni dans les bouches, ni dans les coeurs. C'est trop vaste.
Tant que la politesse a le dessus, on ne peut rien savoir vraiment des gens. C'est toujours au moment où ça se fendille qu'on sait exactement de quoi le bois est fait.
Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas.
La poésie aide au vif de la vie.
Ainsi chacun observe l'autre et on ne sait jamais ce qui de nous sera retenu, à notre insu.