Ca fait peur, le temps mort. Pourtant c'est dans ce temps-là, où en apparence il ne se passe rien, que tant de choses en nous se ramassent pour prendre forme.

À lire aussi de Jeanne Benameur

Les rêves c'est complexe. ça vous envoie là où vous ne devriez jamais mettre les pieds.
Pourquoi la vie des uns ne pourrait-elle pas éclairer celles des autres? Sinon c'est quoi une société.
Quand je n'ai plus de refuge, je vais dans les mots. J'ai toujours trouvé un abri, là. Un abri creusé par d'autres, que je ne connaîtrai jamais et qui ont oeuvré pour d'autres qu'ils ne connaîtront jamais. C'est rassurant, de penser ça.
Mais l'obscurité, on en a besoin. On a besoin de l'opaque. Un humain a besoin de l'obscur. C'est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C'est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
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Dans la même œuvre

On n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie.
Mais l'obscurité, on en a besoin. On a besoin de l'opaque. Un humain a besoin de l'obscur. C'est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C'est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.
C'est bien ça, la force d'un être humain. Etre capable de savoir le rien, le connaître jusque dans sa chair et traverser, continuer à avoir des rêves.
J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.