Les rêves c'est complexe. ça vous envoie là où vous ne devriez jamais mettre les pieds.

À lire aussi de Jeanne Benameur

C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
Il y a dans le monde des jardiniers invisibles qui cultivent les rêves des autres.
Je veux bien risquer ma vie, toute ma vie, pour la parole juste. La vraie. Celle qui met en péril le monde.
Quand mon père est mort. Quand mon père est mort. Une phrase qui commence par ça. Je n'ai pas de suite. Je suis une fille sans suite ? Une fille qui n'arrive pas à suivre.
J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
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Dans la même œuvre

On n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie.
Mais l'obscurité, on en a besoin. On a besoin de l'opaque. Un humain a besoin de l'obscur. C'est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C'est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.
C'est bien ça, la force d'un être humain. Etre capable de savoir le rien, le connaître jusque dans sa chair et traverser, continuer à avoir des rêves.
J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.