J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.

À lire aussi de Jeanne Benameur

J'ai besoin d'autres êtres humains, comme moi, doutant, s'égarant, pour m'approcher de ce que c'est que la vie.
La poésie aide au vif de la vie.
Ainsi chacun observe l'autre et on ne sait jamais ce qui de nous sera retenu, à notre insu.
Je pense à la joie qu'on avait tuée en elle. - Mais la joie ne meurt jamais. - Tant qu'on continue à faire quelque chose qu'on aime, alors la joie ne meurt pas.
Aimer c'est juste accorder la lumière à la solitude et c'est immense.
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Dans la même œuvre

On n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie.
Mais l'obscurité, on en a besoin. On a besoin de l'opaque. Un humain a besoin de l'obscur. C'est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C'est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.
C'est bien ça, la force d'un être humain. Etre capable de savoir le rien, le connaître jusque dans sa chair et traverser, continuer à avoir des rêves.
C'est peut-être la seule chose qui fait de nos vies des choses singulières dans le fond, le choix du risque qu'on vit. Chacun le sien. Une chose est sûre. Sans risque, on ne vit pas.
Pourquoi la vie des uns ne pourrait-elle pas éclairer celles des autres? Sinon c'est quoi une société.