Il y a dans le monde des jardiniers invisibles qui cultivent les rêves des autres.

À lire aussi de Jeanne Benameur

J'écris des mots. Pour que lève la pâte qui multiplierait autre chose. Pour que le sang batte fort. Vivant. Je suis sûre qu'avec des mots on vit.
Elle veut se réduire. Concentrée, il faut respirer le moins possible. C'est une tentative d'amenuisement. Une de plus. Quand on ne peut pas réduire le monde, on se réduit soi-même. Mais on ne disparaît pas si facilement.
Les rêves c'est complexe. ça vous envoie là où vous ne devriez jamais mettre les pieds.
Danser c'est altérer le vide.
La lecture est un aliment de choix, pas du maïs à gaver les oies. Et si l'appétit vient en mangeant, il vient aussi à regarder les autres se délecter. Ceux qui lisent parleront de leur lecture à leurs camarades. Leur plaisir se communiquera.
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Dans la même œuvre

On ne devrait jamais craindre d'être volé. N'est volé que ce que l'on a. Le pire au fond de nous c'est ce qu'on n'a pas. C'est le manque. Et personne ne nous le volera jamais. Personne ne peut voler le manque. Personne. Quel dommage!
Les paroles appartiennent à tous. Il n'y a que notre silence qui est unique. Il nous appartient. Seulement à nous.