Elle veut se réduire. Concentrée, il faut respirer le moins possible. C'est une tentative d'amenuisement. Une de plus. Quand on ne peut pas réduire le monde, on se réduit soi-même. Mais on ne disparaît pas si facilement.

À lire aussi de Jeanne Benameur

Je veux bien risquer ma vie, toute ma vie, pour la parole juste. La vraie. Celle qui met en péril le monde.
A quoi sert de voir le vide ? On est si bien à flotter tant qu'il nous porte. Entre ciel et terre, sur le rien.
La lecture est un aliment de choix, pas du maïs à gaver les oies. Et si l'appétit vient en mangeant, il vient aussi à regarder les autres se délecter. Ceux qui lisent parleront de leur lecture à leurs camarades. Leur plaisir se communiquera.
Pourtant c'est dans sa propre vie que chacun chemine. L'histoire d'un seul ouvre l'histoire des autres.
Alors elle danse. Il faut qu'elle trace, avec son corps, les lignes qui permettent d'intégrer l'espace. Seule la beauté du mouvement peut la sauver.
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Aimer c'est juste accorder la lumière à la solitude. Et c'est immense.
Aimer c'est juste accorder la lumière à la solitude et c'est immense.
Au creux des paumes c'est déjà tout le corps qui se donne.
Le corps humain tout entier, au repos ou en mouvement, est un acte d'amour.
Danser c'est altérer le vide.